Ancora Attali [2]

Il sito attaligratuit.wordpress.com è un falso. Meglio: un sito satirico. Ci sono cascato in pieno (ma ancora più inquietante è che ci siano caduti Giovanni De Mauro e Internazionale). Ringrazio Il barbarico re per avermelo segnalato.

In effetti, sarebbe stato sufficiente leggere con un po’ di attenzione la biografia di Attali (“je suis diplômé […] de l’Ecole des Mines à crayon”; “J’ai enseigné l’économie théorique à l’Ecole Polygamique”; “Je suis docteur honoris causas-nostras de plusieurs universités étrangères”) e qualche titolo delle sue opere (il mio preferito? “2000 : Baise Pascal ou le génie lubrique français – Biographie – Éditions Fayard”).

Niente male, comunque: ““Pour ou Contre ?” , la tyrannie de la pensée binaire, qui devrait rester reservée aux machines. […] Ni pour, ni contre, bien au contraire…”

Live

Chers amis.

J’ai décidé d’entamer une tournée mondiale, une série de lectures publiques marathon,  dits « concerts-littéraires », des performances de hard-littérature (littérature dure), durant lesquelles je lirais l’intégralité de mes 50 livres en une seule longue soirée.

Vu la durée exceptionnelle des ces « concerts » dont chaque représentation durera près de 15 heures, ceux et celles qui le désirent pourront dormir ou faire la sieste, afin d’éviter l’épuisement.  Des sacs de couchages, des oreillers ainsi que des somnifères seront fournis à la demande.

Je ne toucherais évidemment aucun bénéfice sur ces concerts, afin de pouvoir baisser le prix des tickets. Les besoins de la vie quotidienne se plieront devant mon désir de vivre uniquement d’amour et d’eau fraiche.

La tournée sera intitulée : « Rage Against The Machine ». Plusieurs dates sont prévues en France durant le mois de  février 2010.

Plus d’informations dans les prochains jours.

Votre ami, Jacques Attali

Ancora Attali

Abbiamo parlato, in due occasioni, di libri di Jacques Attali (Karl Marx, ovvero lo spirito del mondo e Breve storia del futuro).

Oggi ne parliamo con riferimento a una sua recente presa di posizione (riprendo da Internazionale di oggi, 20 marzo 2009).

La settimana

Lezioni

“Che sia possibile, nel 2009, far votare al parlamento, con i voti della destra e di una parte della sinistra, una legge indegna come quella in discussione oggi è un ulteriore segno del fatto che le élite politiche ed economiche di questo paese non capiscono nulla di giovani, di tecnologia e di cultura”. Sembra l’Italia, ma siamo in Francia. E sono parole di Jacques Attali, intellettuale ed economista, a lungo consigliere di Mitterrand. Nel suo blog, Attali ha attaccato il progetto di legge che vuole impedire il download gratuito di musica e film. L’ha definito “scandaloso e ridicolo”, perché applica una norma sul diritto d’autore che risale al diciottesimo secolo. Bisogna trovare nuovi modi. Nei commenti al suo post, un anonimo lettore ha scritto: “Sono un musicista indipendente. Lei avrà l’autorità morale per dare lezioni sulla gratuità solo quando avrà messo gratis su internet tutti i suoi libri”. Il giorno dopo Attali l’ha fatto: i cinquanta saggi che ha scritto negli ultimi trent’anni sono online a disposizione di tutti. – Giovanni De Mauro

L’articolo originale lo trovate qui (dove trovate anche il dibattito che l’intervento di Attali ha scatenato):

Une loi scandaleuse et ridicule

Comme en agriculture, où les riches paysans de la Beauce se sont depuis  longtemps cachés   derrière les pauvres agriculteurs de montagne, pour obtenir des  subventions  dont ils étaient en fait  les principaux bénéficiaires, les industries du cinéma et de la musique mettent   maintenant en avant quelques créateurs et quelques chanteurs bien vus des puissants, pour maintenir d’indéfendables rentes de situation.

Qu’on puisse dans la France de 2009  présenter et faire voter au Parlement, avec les voix de toute la droite et d’une partie de la gauche,  une loi aussi indigne que celle qui vient en débat cette semaine à l’Assemblée nationale est une signe de plus d’un pays dont les élites politiques et économiques ne comprennent plus  rien ni à la jeunesse, ni à la technologie, ni à la culture.  D’un pays où les mots distraction, culture, art, spectacle, commerce, chiffres d’affaires sont employés de façon indifférenciée  .

Cette loi vise à surveiller ceux qui téléchargent gratuitement de la musique ou des films, à leur envoyer une semonce, puis une amende, ou l’interdiction de l’accès à internet. Cette loi est absurde et scandaleuse.

Absurde, parce que plus personne ne télécharge :  on regarde ou écoute en streaming . Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu’on prétend  interdire d’accès  à internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu’un enfant utilise l’ordinateur familial pour écouter de la musique.  Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaitre leurs œuvres, ce  qui leur attirent de nouveaux spectateurs et   les protègent, à terme, contre l’oubli.

Scandaleuse   parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les  faits et gestes des internautes ;  parce qu’elle protège les rentes de situation des entreprises de média, qui ne sont pas incitées à apporter des nouveaux services à leurs clients (les paroles des chansons, les œuvres d’artistes inconnus, des films en 3 D ou tant d’autres innovations qui s’annoncent ailleurs) et les privilèges des fournisseurs d’accès,( qui devraient, en finançant une licence globale, fournir la rémunération des droits d’auteurs, des interprètes, des maisons de disques inventives  et des agents des artistes ) . Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la  jeunesse,  première victime de la crise, voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment,   les premiers parasites de la culture.  Et en particulier, comment la gauche, dont la mission est de défendre la gratuité contre le marché, peut elle se prêter à une telle hypocrisie ?

A la fin du 18ème siècle, les  lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi  la raison d’etre des premières  sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs !   Pire même, voilà qu’on prétend  transformer les artistes en une avant-garde  d’une police de l’Internet  où sombrerait la démocratie.

Cette loi sera sans doute  votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite,  toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer  à leurs habitudes.

Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous.

Se invece volete leggere o scaricare gratuitamente i saggi di Attali, l’indirizzo è: attaligratuit.wordpress.com. Le opere non ci sono ancora, ma ci trovate il commento all’intervento precedente che ha indotto Attali a questo passo.

Anche Paul Krugman (premio Nobel per l’economia 2008) è a favore del download gratuito: lo ha scritto sul New York Times del 6 giugno 2008.

Op-Ed Columnist

Bits, Bands and Books

Published: June 6, 2008

Do you remember what it was like back in the old days when we had a New Economy? In the 1990s, jobs were abundant, oil was cheap and information technology was about to change everything.

Then the technology bubble popped. Many highly touted New Economy companies, it turned out, were better at promoting their images than at making money — although some of them did pioneer new forms of accounting fraud. After that came the oil shock and the food shock, grim reminders that we’re still living in a material world.

So much, then, for the digital revolution? Not so fast. The predictions of ’90s technology gurus are coming true more slowly than enthusiasts expected — but the future they envisioned is still on the march.

In 1994, one of those gurus, Esther Dyson, made a striking prediction: that the ease with which digital content can be copied and disseminated would eventually force businesses to sell the results of creative activity cheaply, or even give it away. Whatever the product — software, books, music, movies — the cost of creation would have to be recouped indirectly: businesses would have to “distribute intellectual property free in order to sell services and relationships.”

For example, she described how some software companies gave their product away but earned fees for installation and servicing. But her most compelling illustration of how you can make money by giving stuff away was that of the Grateful Dead, who encouraged people to tape live performances because “enough of the people who copy and listen to Grateful Dead tapes end up paying for hats, T-shirts and performance tickets. In the new era, the ancillary market is the market.”

Indeed, it turns out that the Dead were business pioneers. Rolling Stone recently published an article titled “Rock’s New Economy: Making Money When CDs Don’t Sell.” Downloads are steadily undermining record sales — but today’s rock bands, the magazine reports, are finding other sources of income. Even if record sales are modest, bands can convert airplay and YouTube views into financial success indirectly, making money through “publishing, touring, merchandising and licensing.”

What other creative activities will become mainly ways to promote side businesses? How about writing books?

According to a report in The Times, the buzz at this year’s BookExpo America was all about electronic books. Now, e-books have been the coming, but somehow not yet arrived, thing for a very long time. (There’s an old Brazilian joke: “Brazil is the country of the future — and always will be.” E-books have been like that.) But we may finally have reached the point at which e-books are about to become a widely used alternative to paper and ink.

That’s certainly my impression after a couple of months’ experience with the device feeding the buzz, the Amazon Kindle. Basically, the Kindle’s lightness and reflective display mean that it offers a reading experience almost comparable to that of reading a traditional book. This leaves the user free to appreciate the convenience factor: the Kindle can store the text of many books, and when you order a new book, it’s literally in your hands within a couple of minutes.

It’s a good enough package that my guess is that digital readers will soon become common, perhaps even the usual way we read books.

How will this affect the publishing business? Right now, publishers make as much from a Kindle download as they do from the sale of a physical book. But the experience of the music industry suggests that this won’t last: once digital downloads of books become standard, it will be hard for publishers to keep charging traditional prices.

Indeed, if e-books become the norm, the publishing industry as we know it may wither away. Books may end up serving mainly as promotional material for authors’ other activities, such as live readings with paid admission. Well, if it was good enough for Charles Dickens, I guess it’s good enough for me.

Now, the strategy of giving intellectual property away so that people will buy your paraphernalia won’t work equally well for everything. To take the obvious, painful example: news organizations, very much including this one, have spent years trying to turn large online readership into an adequately paying proposition, with limited success.

But they’ll have to find a way. Bit by bit, everything that can be digitized will be digitized, making intellectual property ever easier to copy and ever harder to sell for more than a nominal price. And we’ll have to find business and economic models that take this reality into account.

It won’t all happen immediately. But in the long run, we are all the Grateful Dead.

Krugman non ha (ancora?) reso disponibili tutte le sue opere per il download gratuito, ma sul suo sito si trova già parecchio.

Fare il premier mi fa schifo

Da Repubblica (18 marzo 2008):

Il presidente del Consiglio: “Sono otto settimane che non faccio un giorno di riposo”
“Lo faccio soltanto per senso di responsabilità. Ma sono disperato…”

Roma, lo sfogo di Berlusconi

“Fare il premier mi fa schifo”

<b>Roma, lo sfogo di Berlusconi<br/>"Fare il premier mi fa schifo"</b>
ROMA – Si dice “disperato”. E torna a ripetere quanto il lavoro del politico gli “faccia schifo”. Serata di svago per Silvio Berlusconi al teatro Quirino di Roma. Ieri sera tra il primo e il secondo atto il premier si concede un bagno di folla. “Sono otto settimane che non faccio un giorno di riposo” scherza nel foyer con il pubblico. “Ma lei si diverte”, lo punzecchia una signora. “No, a me non piace quello che faccio – replica il Cavaliere – lo faccio solo per senso di responsabilità. Mi fa schifo quello che faccio. Sono disperato…”.

“Sono abituato a lavorare – riprende Berlusconi sorridendo – pensi che per 21 giorni non ho mai dormito due notti consecutive nello stesso letto”. “E’ stata una tournée”, ribatte un signore. “No – risponde il Cavaliere – perché in tournée si recita sempre la stessa parte. Io ogni giorno devo invece cambiarla”.

Non è la prima volta che Berlusconi tocca il tasto del “sacrificio” che gli costerebbe fare il lavoro del politico. Quello stesso che più volte ha sbeffeggiato pubblicamente, attaccando “i politici di professione”, quelli “solo chiacchiere” e “niente fatti”. Opponendoli a quelli come lui, gli uomini “del fare”. Ricordando, con orgoglio, la sua ascesa imprenditoriale.

Sospirando quando, elenca le sue innumerevoli case al mare, dalla Sardegna ai Caraibi, che non si può “godere”. Elencando minuziosamente i tempi sempre più stretti della sua giornata. “Dormo poche ore al giorno e il resto lavoro” ha ripetuto più volte. “Sono uno di voi” non perde occasione per dire ogni volta che si presenta davanti ad una platea di industriali. Uno di loro che però da 15 anni resta tenacemente attaccato a quel lavoro che, di tanto in tanto, dice di detestare. Ma di cui, evidentemente, non può fare a meno. “Ma solo per il bene degli altri”. Ovviamente.

(18 marzo 2009)

Commenti:

  1. Sullo stesso quotidiano, avevo letto che dopo il meeting di Cernobbio (lavoro usurante, non c’è dubbio), sabato, se n’era andato in elicottero nel suo buen retiro sul lago Maggiore. Ma se uno ha 365 ville, non è che poi si può lamentare che dorme ogni notte in un letto diverso. E magari pure con una squinzia diversa, povero sultano.
  2. Se gli fa schifo quello che fa (mi sembra sinceramente – se l’avverbio ha un senso riferito a Berlusconi), cioè il premier, cambia tutto: noi che non l’abbiamo votato, per pura cattiveria dovremmo chiedere che resti a fare il suo lavoro fino al termine del mandato; ma il 92% che lo sostiene dovrebbe chiedere, per il suo bene e il suo benessere, che si prenda un bell’anno sabbatico.

Efficientamento

Riprendo dalla newsletter di Cacao:

Dalla circolare n. 4/E dell’Agenzia delle Entrate, pag 10:
L’implementazione dei contenuti dell’invito al contraddittorio va quindi traguardata anche in funzione di un efficientamento complessivo del procedimento di accertamento con adesione”.

Eppure, per iniziativa dell’allora ministro Sabino Cassese, il Dipartimento della funzione pubblica (il gruppo di lavoro, se non ricordo male, era coordinato da Alfredo Fioritto) pubblicò presso Il Mulino un Manuale di stile per la semplificazione del linguaggio burocratico. Qui e qui ne trovate ampi stralci.

Se poi andate sul sito della Funzione pubblica, scoprite che è ancora attivo (o comunque presente sul web) un’area (Chiaro! Progetto per la semplificazione del linguaggio amministrativo) dove – oltre a una serie di strumenti utili (che trovate qui) – viene anche offerta un’assistenza online per scrivere provvedimenti amministrativi evitando il “burocratese”.

Ma il link in realtà non funziona.

Sarà perché adesso abbiamo anche un Ministro per la semplificazione: forse c’è un conflitto di competenze tra Brunetta e Calderoli!

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Avviso ai naviganti

Il breve editoriale del direttore Giovanni De Mauro su Internazionale è spesso illuminante. Non fa eccezione quello in edicola oggi, 27 febbraio 2009.

La settimana

Storia

Se uno dovesse riassumere in poche righe gli ultimi quindici anni di storia politica italiana potrebbe dire questo: il più caro amico di uno dei leader che simboleggiò la corruzione della classe politica del paese diventò l’uomo più ricco, l’imprenditore più famoso, il premier più amato, il leader del partito più votato; il segretario dell’ex partito neofascista diventò presidente della camera, terza carica dello stato; uno dei dirigenti dello stesso partito fu eletto sindaco della capitale; l’opposizione fu sciolta in modo democratico e le venne affidato il compito di autodistruggersi; gli ultimi dirigenti di quello che fu il più grande partito comunista dell’Europa occidentale lasciarono spontaneamente la guida a un uomo della Democrazia cristiana, il loro avversario storico; il resto della sinistra si divise così tante volte che alla fine raggiunse proporzioni omeopatiche; a raccoglierne l’eredità fu soprattutto un magistrato; intanto in tutto il paese si diffuse il fenomeno delle ronde. Ma è quello che venne dopo che fa paura.
Giovanni De Mauro

A me l’articolo di Giovanni De Mauro ha fatto venire i brividi. L’aria è fosca e pesante, nere nubi all’orizzonte, la colonnina del barometro crolla. Il capitano – se ne abbiamo uno – non sa leggere i segnali:

Observing the steady fall of the barometer, Captain MacWhirr thought, “There’s some dirty weather knocking about.” This is precisely what he thought. He had had an experience of moderately dirty weather-the term dirty as applied to the weather implying only moderate discomfort to the seaman. Had he been informed by an indisputable authority that the end of the world was to be finally accomplished by a catastrophic disturbance of the atmosphere, he would have assimilated the information under the simple idea of dirty weather, and no other, because he had no experience of cataclysms, and belief does not necessarily imply comprehension. The wisdom of his county had pronounced by means of an Act of Parliament that before he could be considered as fit to take charge of a ship he should be able to answer certain simple questions on the subject of circular storms such as hurricanes, cyclones, typhoons; and apparently he had answered them, since he was now in command of the Nan-Shan in the China seas during the season of typhoons. But if he had answered he remembered nothing of it. He was, however, conscious of being made uncomfortable by the clammy heat. He came out on the bridge, and found no relief to this oppression. The air seemed thick. He gasped like a fish, and began to believe himself greatly out of sorts.
The Nan-Shan was ploughing a vanishing furrow upon the circle of the sea that had the surface and the shimmer of an undulating piece of gray silk. The sun, pale and without rays, poured down leaden heat in a strangely indecisive light […] [Joseph Conrad, Typhoon, cap. II]

Sapete come è andata a finire. E se non lo sapete, potete andarvelo a leggere qui.

Philip José Farmer – Obituary

Se uno legge tanti libri, è normale abbia tanti maestri.

Uno, per me, è stato Philip José Farmer, morto a 91 anni il 25 febbraio 2009 (era nato il 26 gennaio 1918).

L’ho incontrato dapprima sotto mentite spoglie, su un’Urania come al solito divorato: si firmava Kilgore Trout, ed ero così giovane da non aver ancora incontrato Kurt Vonnegut (un altro maestro). Il romanzo era Venere sulla conchiglia.

Venere sulla conchiglia

libreriaantiquariamazzei.com

Poi, una serie di recensioni di Diego Gabutti (su alterlinus o alteralter o CortoMaltese o come diavolo si chiamava in quel momento) mi hanno fatton scoprire Riverworld. Amore a prima riga:

His wife had held him in her arms as if she could keep death away from him.
He had cried out, “My God, I am a dead man!”

Ma come si fa a ricordare un autore così fluviale in poche righe? Ci provo con una sua poesia del 1949 (!):

Can imagination act
Perpendicular to fact?
Can it be a kite that flies
Till the Earth, umbrella-wise,
Folds and drops away from sight?

I 7 peccati capitali [2]

Secondo Pieter Bruegel il Vecchio.

Ira

Superbia

Lussuria

Accidia

Gola

Avarizia

Invidia

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La classifica dei 7 peccati capitali

Un articolo comparso su L’osservatore romano – che purtroppo non permette di consultare sul proprio sito le edizioni dei giorni precedenti – ha analizzato le confessioni dei fedeli nel corso degli anni e stilato la classifica dei peccati capitali più commessi (o quanto meno più confessati) da uomini e donne.
Non potendo accedere all’articolo originale di padre Wojciech Giertych (teologo della Casa Pontificia) e dello studioso gesuita Roberto Busa, sono costretto a citare dalle agenzie di stampa.

L’ostacolo più grande alla bontà è la superbia, perché impedisce all’uomo il rapporto con Dio, facendogli credere di essere autosufficiente; meno pericolosi in generale sono i peccati contro la castità (che però hanno conseguenze gravi nella vita personale), perché portano con loro una forte auto-umiliazione, e come tale possono essere un’occasione per tornare a Dio.

Quando si guarda ai vizi capitali non dal punto di vista della loro opposizione alla grazia, ma dalla difficoltà che creano, si vede che gli uomini li sperimentano in modo diverso dalle donne. Per gli uomini sovente il più difficile da fronteggiare è quello della lussuria, poi seguono gola, accidia, ira, vanità, invidia e avarizia. Per le donne invece il più comune è la vanagloria, e a seguire l’invidia, l’ira, la lussuria, la gola e ultimo l’accidia. Diversi contesti culturali generano diverse abitudini, ma la natura umana resta la stessa. [Nella classifica femminile manca l’avarizia: svista vaticana o le donne non sono avare?]

La rappresentazione più famosa dei 7 peccati capitali è una tavola (olio su legno) dipinta da Hieronymus Bosch nel 1485 e conservata al Prado.

Ai 4 angoli, nei cerchi più piccoli, sono rappresentati i 4 novissimi (cioè le 4 realtà ultime della religione cristiana: morte, giudizio, inferno e paradiso). Il cerchio centrale rappresenta l’occhio di dio, la cui pupilla è Cristo stesso, rappresentato mentre risorge (sotto c’è scritto: cave cave deus videt – attento, dio ti vede). Tutt’intorno, le 7 rappresentazioni dei peccati capitali.

Ira: una donna trattiene il marito, che ha appena scagliato uno sgabello sulla testa di un avversario.

Superbia: una donna si guarda allo specchio, sorretta da un diavolo che si finge un servitore.

Lussuria: si mangia, si gioca, si suona, ci si corteggia…

Accidia: un uomo sonnecchia davanti al fuoco, mentre uno suora gli ricorda i suoi doveri religiosi.

Gola: una bella famigliola che si abboffa di cibo e di vino.

Avarizia: un politico corrotto prende una mazzetta (chissà se pecca soltanto il corrotto o anche il corruttore?)

Invidia: un borghese invidia un aristocratico.

Smisurata preghiera

Non vorrei metterla giù troppo dura, ma, per vissuto personale (Erlebnis) in qualche misura catto-comunista, sono restio sia ai processi di beatificazione, sia al culto della personalità. Per questo, nei giorni scorsi ero vagamente irritato dalle celebrazioni di Fabrizio De André.

Ho resistito in silenzio per qualche giorno, ma adesso non resisto più. Trovo Smisurata preghiera una delle sue canzoni più belle, per musica e parole (oddio, mi verrebbe da dire cinicamente che dobbiamo essere grati a Fabrizio De André per aver fatto incontrare un paroliere d’eccezione come Álvaro Mutis con un grande musicista come Ivano Fossati…).

Ecco la versione originale, da Anime salve:

Alta sui naufragi
dai belvedere delle torri
china e distante sugli elementi del disastro
dalle cose che accadono al disopra delle parole
celebrative del nulla
lungo un facile vento
di sazietà di impunità

Sullo scandalo metallico
di armi in uso e in disuso
a guidare la colonna
di dolore e di fumo
che lascia le infinite battaglie al calar della sera
la maggioranza sta la maggioranza sta
recitando un rosario
di ambizioni meschine
di millenarie paure
di inesauribili astuzie

Coltivando tranquilla
l’orribile varietà
delle proprie superbie
la maggioranza sta
come una malattia
come una sfortuna
come un’anestesia
come un’abitudine
per chi viaggia in direzione ostinata e contraria

col suo marchio speciale di speciale disperazione
e tra il vomito dei respinti muove gli ultimi passi
per consegnare alla morte una goccia di splendore
di umanità di verità

per chi ad Aqaba curò la lebbra con uno scettro posticcio
e seminò il suo passaggio di gelosie devastatrici e di figli
con improbabili nomi di cantanti di tango
in un vasto programma di eternità

ricorda Signore questi servi disobbedienti
alle leggi del branco
non dimenticare il loro volto
che dopo tanto sbandare
è appena giusto che la fortuna li aiuti
come una svista
come un’anomalia
come una distrazione
come un dovere

Questa è la versione che Ivano Fossati ha eseguito dal vivo domenica 11 gennaio 2009 a Che tempo che fa:

Ancora De André (dal vivo nel 1998):

Su YouTube ce n’è anche una versione dal vivo di Fiorella Mannoia, ma la presa del suono è talmente sciagurata che chi vuole se la vada a sentire da solo (e non dite che non vi avevo avvertito).

Poesia involontaria

Camorra, boss Setola
sfugge all’arresto
attraverso botola

ADNKronos, 12 gennaio 2009.