Governare è asfaltare?

“Governare non è asfaltare”, amava ripetere Bettino Craxi. “Governare è asfaltare”, pare abbia detto – recentemente – Giulio Tremonti.

Allora?

Se guardiamo all’etimologia, in prima battuta ha ragione Bettino: “governare” viene dal greco Κυβερνήτης attraverso il latino gubernare (“reggere il timone”). La radice è la stessa di “cibernetica” e include il riferimento a Κυβε (“testa”, da cui deriva l’italiano “capo”). Tutto si tiene, dunque? Stiamo parlando di sistemi di controllo, in senso un po’ tecnocratico, e la nobile arte di asfaltare non c’entra nulla. Craxi-Tremonti 1-0.

Un momento. Parliamo di strategia. Governare non è asfaltare, è avere una strategia. O no?

Lo stratega, nell’antica Grecia, era il comandante militare (στρατός + ηγούμαι, cioè il comandante dell’accampamento – ηγούμαι è il verbo da cui viene “egemonia”). L’accampamento è στρατός perché era “disteso”, “dispiegato” sul terreno. Noi conserviamo la stessa radice, pressoché uguale, nella parola “strato”. In inglese, dalla medesima radice deriva street, “strada” (eh già, anche l’italiano strada deriva da στρατός).

E quindi, Tremonti pareggia. Anzi, con i tempi che corrono, mi sa che vince.

Capito lo stratagemma?

Autocalunnia [3]

Adesso mi aspetto che qualcuno vada a chiedergli scusa, ad Alexandru Isztoika Loyos.

Certo, non tutti quelli che lo hanno dipinto come un mostro e trattenuto in carcere anche dopo che era stato scagionato dello stupro di San Valentino, perché altrimenti la fila davanti alla porta del carcere sarebbe troppo lunga (perché il nostro, mi risulta, è ancora in galera). Mi accontenterei dei loro rappresentanti istituzionali.

Ecco la mia proposta dei 3 che dovrebbero andare a chiedere scusa:

  • il ministro dell’interno Roberto Maroni, in rappresentanza dei questurini tutti e (per estensione) di tutte le forze dell’ordine, anche se dipendenti da altri ministeri;
  • il vice-presidente del Consiglio superiore della magistratura Nicola Mancino, in rappresentanza dei pubblici ministeri e degli altri magistrati che hanno trattenuto in carcere il rumeno “presunto innocente” con imputazioni e motivazioni sempre più risibili;
  • il segretario generale della Federazione nazionale della stampa italiana Francesco Angelo Siddi, in rappresentanza dei giornalisti.

Ancora Attali [2]

Il sito attaligratuit.wordpress.com è un falso. Meglio: un sito satirico. Ci sono cascato in pieno (ma ancora più inquietante è che ci siano caduti Giovanni De Mauro e Internazionale). Ringrazio Il barbarico re per avermelo segnalato.

In effetti, sarebbe stato sufficiente leggere con un po’ di attenzione la biografia di Attali (“je suis diplômé […] de l’Ecole des Mines à crayon”; “J’ai enseigné l’économie théorique à l’Ecole Polygamique”; “Je suis docteur honoris causas-nostras de plusieurs universités étrangères”) e qualche titolo delle sue opere (il mio preferito? “2000 : Baise Pascal ou le génie lubrique français – Biographie – Éditions Fayard”).

Niente male, comunque: ““Pour ou Contre ?” , la tyrannie de la pensée binaire, qui devrait rester reservée aux machines. […] Ni pour, ni contre, bien au contraire…”

Live

Chers amis.

J’ai décidé d’entamer une tournée mondiale, une série de lectures publiques marathon,  dits « concerts-littéraires », des performances de hard-littérature (littérature dure), durant lesquelles je lirais l’intégralité de mes 50 livres en une seule longue soirée.

Vu la durée exceptionnelle des ces « concerts » dont chaque représentation durera près de 15 heures, ceux et celles qui le désirent pourront dormir ou faire la sieste, afin d’éviter l’épuisement.  Des sacs de couchages, des oreillers ainsi que des somnifères seront fournis à la demande.

Je ne toucherais évidemment aucun bénéfice sur ces concerts, afin de pouvoir baisser le prix des tickets. Les besoins de la vie quotidienne se plieront devant mon désir de vivre uniquement d’amour et d’eau fraiche.

La tournée sera intitulée : « Rage Against The Machine ». Plusieurs dates sont prévues en France durant le mois de  février 2010.

Plus d’informations dans les prochains jours.

Votre ami, Jacques Attali

Ancora Attali

Abbiamo parlato, in due occasioni, di libri di Jacques Attali (Karl Marx, ovvero lo spirito del mondo e Breve storia del futuro).

Oggi ne parliamo con riferimento a una sua recente presa di posizione (riprendo da Internazionale di oggi, 20 marzo 2009).

La settimana

Lezioni

“Che sia possibile, nel 2009, far votare al parlamento, con i voti della destra e di una parte della sinistra, una legge indegna come quella in discussione oggi è un ulteriore segno del fatto che le élite politiche ed economiche di questo paese non capiscono nulla di giovani, di tecnologia e di cultura”. Sembra l’Italia, ma siamo in Francia. E sono parole di Jacques Attali, intellettuale ed economista, a lungo consigliere di Mitterrand. Nel suo blog, Attali ha attaccato il progetto di legge che vuole impedire il download gratuito di musica e film. L’ha definito “scandaloso e ridicolo”, perché applica una norma sul diritto d’autore che risale al diciottesimo secolo. Bisogna trovare nuovi modi. Nei commenti al suo post, un anonimo lettore ha scritto: “Sono un musicista indipendente. Lei avrà l’autorità morale per dare lezioni sulla gratuità solo quando avrà messo gratis su internet tutti i suoi libri”. Il giorno dopo Attali l’ha fatto: i cinquanta saggi che ha scritto negli ultimi trent’anni sono online a disposizione di tutti. – Giovanni De Mauro

L’articolo originale lo trovate qui (dove trovate anche il dibattito che l’intervento di Attali ha scatenato):

Une loi scandaleuse et ridicule

Comme en agriculture, où les riches paysans de la Beauce se sont depuis  longtemps cachés   derrière les pauvres agriculteurs de montagne, pour obtenir des  subventions  dont ils étaient en fait  les principaux bénéficiaires, les industries du cinéma et de la musique mettent   maintenant en avant quelques créateurs et quelques chanteurs bien vus des puissants, pour maintenir d’indéfendables rentes de situation.

Qu’on puisse dans la France de 2009  présenter et faire voter au Parlement, avec les voix de toute la droite et d’une partie de la gauche,  une loi aussi indigne que celle qui vient en débat cette semaine à l’Assemblée nationale est une signe de plus d’un pays dont les élites politiques et économiques ne comprennent plus  rien ni à la jeunesse, ni à la technologie, ni à la culture.  D’un pays où les mots distraction, culture, art, spectacle, commerce, chiffres d’affaires sont employés de façon indifférenciée  .

Cette loi vise à surveiller ceux qui téléchargent gratuitement de la musique ou des films, à leur envoyer une semonce, puis une amende, ou l’interdiction de l’accès à internet. Cette loi est absurde et scandaleuse.

Absurde, parce que plus personne ne télécharge :  on regarde ou écoute en streaming . Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu’on prétend  interdire d’accès  à internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu’un enfant utilise l’ordinateur familial pour écouter de la musique.  Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaitre leurs œuvres, ce  qui leur attirent de nouveaux spectateurs et   les protègent, à terme, contre l’oubli.

Scandaleuse   parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les  faits et gestes des internautes ;  parce qu’elle protège les rentes de situation des entreprises de média, qui ne sont pas incitées à apporter des nouveaux services à leurs clients (les paroles des chansons, les œuvres d’artistes inconnus, des films en 3 D ou tant d’autres innovations qui s’annoncent ailleurs) et les privilèges des fournisseurs d’accès,( qui devraient, en finançant une licence globale, fournir la rémunération des droits d’auteurs, des interprètes, des maisons de disques inventives  et des agents des artistes ) . Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la  jeunesse,  première victime de la crise, voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment,   les premiers parasites de la culture.  Et en particulier, comment la gauche, dont la mission est de défendre la gratuité contre le marché, peut elle se prêter à une telle hypocrisie ?

A la fin du 18ème siècle, les  lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi  la raison d’etre des premières  sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs !   Pire même, voilà qu’on prétend  transformer les artistes en une avant-garde  d’une police de l’Internet  où sombrerait la démocratie.

Cette loi sera sans doute  votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite,  toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer  à leurs habitudes.

Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous.

Se invece volete leggere o scaricare gratuitamente i saggi di Attali, l’indirizzo è: attaligratuit.wordpress.com. Le opere non ci sono ancora, ma ci trovate il commento all’intervento precedente che ha indotto Attali a questo passo.

Anche Paul Krugman (premio Nobel per l’economia 2008) è a favore del download gratuito: lo ha scritto sul New York Times del 6 giugno 2008.

Op-Ed Columnist

Bits, Bands and Books

Published: June 6, 2008

Do you remember what it was like back in the old days when we had a New Economy? In the 1990s, jobs were abundant, oil was cheap and information technology was about to change everything.

Then the technology bubble popped. Many highly touted New Economy companies, it turned out, were better at promoting their images than at making money — although some of them did pioneer new forms of accounting fraud. After that came the oil shock and the food shock, grim reminders that we’re still living in a material world.

So much, then, for the digital revolution? Not so fast. The predictions of ’90s technology gurus are coming true more slowly than enthusiasts expected — but the future they envisioned is still on the march.

In 1994, one of those gurus, Esther Dyson, made a striking prediction: that the ease with which digital content can be copied and disseminated would eventually force businesses to sell the results of creative activity cheaply, or even give it away. Whatever the product — software, books, music, movies — the cost of creation would have to be recouped indirectly: businesses would have to “distribute intellectual property free in order to sell services and relationships.”

For example, she described how some software companies gave their product away but earned fees for installation and servicing. But her most compelling illustration of how you can make money by giving stuff away was that of the Grateful Dead, who encouraged people to tape live performances because “enough of the people who copy and listen to Grateful Dead tapes end up paying for hats, T-shirts and performance tickets. In the new era, the ancillary market is the market.”

Indeed, it turns out that the Dead were business pioneers. Rolling Stone recently published an article titled “Rock’s New Economy: Making Money When CDs Don’t Sell.” Downloads are steadily undermining record sales — but today’s rock bands, the magazine reports, are finding other sources of income. Even if record sales are modest, bands can convert airplay and YouTube views into financial success indirectly, making money through “publishing, touring, merchandising and licensing.”

What other creative activities will become mainly ways to promote side businesses? How about writing books?

According to a report in The Times, the buzz at this year’s BookExpo America was all about electronic books. Now, e-books have been the coming, but somehow not yet arrived, thing for a very long time. (There’s an old Brazilian joke: “Brazil is the country of the future — and always will be.” E-books have been like that.) But we may finally have reached the point at which e-books are about to become a widely used alternative to paper and ink.

That’s certainly my impression after a couple of months’ experience with the device feeding the buzz, the Amazon Kindle. Basically, the Kindle’s lightness and reflective display mean that it offers a reading experience almost comparable to that of reading a traditional book. This leaves the user free to appreciate the convenience factor: the Kindle can store the text of many books, and when you order a new book, it’s literally in your hands within a couple of minutes.

It’s a good enough package that my guess is that digital readers will soon become common, perhaps even the usual way we read books.

How will this affect the publishing business? Right now, publishers make as much from a Kindle download as they do from the sale of a physical book. But the experience of the music industry suggests that this won’t last: once digital downloads of books become standard, it will be hard for publishers to keep charging traditional prices.

Indeed, if e-books become the norm, the publishing industry as we know it may wither away. Books may end up serving mainly as promotional material for authors’ other activities, such as live readings with paid admission. Well, if it was good enough for Charles Dickens, I guess it’s good enough for me.

Now, the strategy of giving intellectual property away so that people will buy your paraphernalia won’t work equally well for everything. To take the obvious, painful example: news organizations, very much including this one, have spent years trying to turn large online readership into an adequately paying proposition, with limited success.

But they’ll have to find a way. Bit by bit, everything that can be digitized will be digitized, making intellectual property ever easier to copy and ever harder to sell for more than a nominal price. And we’ll have to find business and economic models that take this reality into account.

It won’t all happen immediately. But in the long run, we are all the Grateful Dead.

Krugman non ha (ancora?) reso disponibili tutte le sue opere per il download gratuito, ma sul suo sito si trova già parecchio.

Fare il premier mi fa schifo

Da Repubblica (18 marzo 2008):

Il presidente del Consiglio: “Sono otto settimane che non faccio un giorno di riposo”
“Lo faccio soltanto per senso di responsabilità. Ma sono disperato…”

Roma, lo sfogo di Berlusconi

“Fare il premier mi fa schifo”

<b>Roma, lo sfogo di Berlusconi<br/>"Fare il premier mi fa schifo"</b>
ROMA – Si dice “disperato”. E torna a ripetere quanto il lavoro del politico gli “faccia schifo”. Serata di svago per Silvio Berlusconi al teatro Quirino di Roma. Ieri sera tra il primo e il secondo atto il premier si concede un bagno di folla. “Sono otto settimane che non faccio un giorno di riposo” scherza nel foyer con il pubblico. “Ma lei si diverte”, lo punzecchia una signora. “No, a me non piace quello che faccio – replica il Cavaliere – lo faccio solo per senso di responsabilità. Mi fa schifo quello che faccio. Sono disperato…”.

“Sono abituato a lavorare – riprende Berlusconi sorridendo – pensi che per 21 giorni non ho mai dormito due notti consecutive nello stesso letto”. “E’ stata una tournée”, ribatte un signore. “No – risponde il Cavaliere – perché in tournée si recita sempre la stessa parte. Io ogni giorno devo invece cambiarla”.

Non è la prima volta che Berlusconi tocca il tasto del “sacrificio” che gli costerebbe fare il lavoro del politico. Quello stesso che più volte ha sbeffeggiato pubblicamente, attaccando “i politici di professione”, quelli “solo chiacchiere” e “niente fatti”. Opponendoli a quelli come lui, gli uomini “del fare”. Ricordando, con orgoglio, la sua ascesa imprenditoriale.

Sospirando quando, elenca le sue innumerevoli case al mare, dalla Sardegna ai Caraibi, che non si può “godere”. Elencando minuziosamente i tempi sempre più stretti della sua giornata. “Dormo poche ore al giorno e il resto lavoro” ha ripetuto più volte. “Sono uno di voi” non perde occasione per dire ogni volta che si presenta davanti ad una platea di industriali. Uno di loro che però da 15 anni resta tenacemente attaccato a quel lavoro che, di tanto in tanto, dice di detestare. Ma di cui, evidentemente, non può fare a meno. “Ma solo per il bene degli altri”. Ovviamente.

(18 marzo 2009)

Commenti:

  1. Sullo stesso quotidiano, avevo letto che dopo il meeting di Cernobbio (lavoro usurante, non c’è dubbio), sabato, se n’era andato in elicottero nel suo buen retiro sul lago Maggiore. Ma se uno ha 365 ville, non è che poi si può lamentare che dorme ogni notte in un letto diverso. E magari pure con una squinzia diversa, povero sultano.
  2. Se gli fa schifo quello che fa (mi sembra sinceramente – se l’avverbio ha un senso riferito a Berlusconi), cioè il premier, cambia tutto: noi che non l’abbiamo votato, per pura cattiveria dovremmo chiedere che resti a fare il suo lavoro fino al termine del mandato; ma il 92% che lo sostiene dovrebbe chiedere, per il suo bene e il suo benessere, che si prenda un bell’anno sabbatico.

Libertà d’opinione

Registro molti segnali di insofferenza. Sempre più spesso, chi non condivide un’opinione non si limita a dirlo e a spiegare i motivi o le radici del suo dissenso, ma chiede a gran voce che sia tappata la bocca a chi ha espresso l’opinione non condivisa. Lo fanno gli “opinionisti” dei quotidiani e gli “amici” di Facebook. Io la chiamo censura e non mi piace. E mi tocca persino essere d’accordo con Fabrizio Rondolino (La Stampa del 30 gennaio 2009)!

L’allarmante caso Di Pietro

FABRIZIO RONDOLINO

L’uragano che si è scatenato su Di Pietro induce ad una riflessione sullo stato della libertà nel nostro Paese. Non c’è giornale, gruppo politico, sito Internet o commentatore che non si sia scagliato con furia contro l’ex Pm più famoso d’Italia: e non per controbattere l’opinione sul presunto «silenzio» del Quirinale, ma per negarne la legittimità, la possibilità stessa di esistere. Mezzo Pd ha chiesto di rompere ogni rapporto con l’Italia dei Valori, tutti i senatori della Repubblica sono scattati in piedi per applaudire la loro «convinta solidarietà» a Napolitano, il presidente emerito Scalfaro ha segnalato l’esistenza di un reato. E lo stesso Quirinale, con un comunicato che ha pochi precedenti, ha giudicato «pretestuose» e «offensive» le parole di Di Pietro. Quelle parole sono probabilmente sbagliate, ma non sono né arbitrarie né insultanti: appartengono al dibattito politico. Ci sono molto buoni argomenti e una notevole documentazione per sostenere che il presidente Napolitano sulle questioni della giustizia non è venuto meno al suo ruolo costituzionale di arbitro, e che il suo presunto «silenzio» non è affatto assimilabile a un comportamento mafioso. Le opinioni sollecitano controargomentazioni: non comunicati di solidarietà, ritorsioni politiche o denunce alla magistratura.

Il caso Di Pietro è tanto più allarmante, in quanto non è isolato. Il capitano della Nazionale, Fabio Cannavaro, per aver detto che Gomorra (il film) «non gioverà all’immagine dell’Italia nel mondo, abbiamo già tante etichette negative», è stato accusato di colludere con la camorra, e più d’uno ha chiesto che gli sia tolta la fascia di capitano. Su Facebook, il network sociale più popolare di Internet, è in corso una campagna per cancellare quei gruppi di discussione che si proclamano fan dei mafiosi e, più recentemente, quelli che inneggiano allo stupro di gruppo. Sono opinioni abominevoli, ma sono opinioni. Questo confine non va mai cancellato. Un conto è sostenere cha la Shoah non è mai esistita, e un conto è bruciare una sinagoga. Un conto è chiedere che i rom siano cacciati, e un conto è assaltare i loro campi. È evidente che c’è un nesso fra le parole e le azioni: altrimenti, perché mai dovremmo parlare o scrivere? Il concetto stesso di educazione si basa sulla convinzione che le parole producano risultati. Ma spetta singolarmente a ciascuno di noi compiere o meno un’azione, e assumersene la responsabilità. Alle parole si può rispondere soltanto con altre parole.

Se ci pensiamo, l’unica vera libertà che ci appartiene come diritto naturale, e che definisce il nostro orizzonte nel mondo, è la libertà di esprimerci: è cioè la libertà di pensiero, di stampa, di coscienza, di religione, di ricerca scientifica… Tutte le nostre attività, che sia scrivere una canzone o andare in chiesa, votare alle elezioni o comprare un giornale, trovare un rimedio all’Alzheimer o scegliere una compagnia telefonica, hanno a che fare in un modo o nell’altro con la libertà di espressione. Poter dire la nostra, senza costrizioni né vincoli, è dunque il bene più prezioso. Se introduciamo un qualsiasi criterio per giudicare quali opinioni si possono esprimere e quali no, in quello stesso momento deleghiamo ad altri, fosse pure una maggioranza democraticamente eletta, la nostra personale libertà di espressione, che è invece inalienabile perché è soltanto nostra, come la vita. Chi può decidere che cosa è lecito dire e che cosa non lo è? Mentre è evidente che ammazzare un uomo per strada è un reato, è molto meno evidente la linea che separa un fan club dei Soprano da un fan club di Riina: in realtà, se ci pensiamo bene, questa differenza non c’è. Sta alla responsabilità di ciascuno capire che una cosa è un telefilm, una cosa è scrivere corbellerie su un capomafia pluriomicida, e un’altra cosa ancora è sparare.

La libertà di espressione è indivisibile. Tutti dovrebbero poter esprimere liberamente le loro opinioni. Soprattutto le più ributtanti. Mentre infatti la censura nasconde il problema e in questo modo sceglie di non risolverlo, un dibattito libero e aperto non esclude la possibilità di convincere chi non la pensa come noi.

Freccia rossa

Gianni Letta, l’inviato della provvidenza, l’unico uomo che Berlusconi considera migliore di sé, ha detto che il Freccia Rossa, il treno ad alta velocità, è l’alfiere della rinascita italiana. L’ho sentito con le mie ancora sensibili orecchie e visto con i miei occhi (da sempre sub-standard).

Non è vero. E se è vero, non lo è nel senso che intendeva lui. Cioè: se questa è la rinascita italiana, lo è nel senso furbetto e raccogliticcio in cui lo sono stati tutti gli exploit governativi di cui sono stato testimone nella mia vita.

Ma, come sempre, lascio a voi il giudizio.

Il pomeriggio di sabato 13 dicembre 2008 è stata inaugurata la nuova tratta ad alta velocità Milano-Bologna. I giornali l’hanno raccontata così (Ettore Livini su La Repubblica del 14 dicembre – compresa una citazione di Gianni Letta così verificate che non racconto bugie).

Milano-Bologna in 66 minuti il super-treno fa tremare l’ aereo

Repubblica – 14 dicembre 2008 pagina 16 sezione: ECONOMIA
MILANO – L’ Italia da ieri è un po’ più corta. La Frecciarossa, il nuovo super-treno da 300 km./h. delle Ferrovie dello stato, ha effettuato il viaggio inaugurale sulla rotta Milano-Bologna percorrendo i 212 chilometri del viaggio in 66 minuti. Il servizio passeggeri dell’ alta velocità partirà ufficialmente da oggi tagliando di più di mezz’ ora il tragitto tra la Madonnina e il capoluogo emiliano mentre il tempo di percorrenza sulla Milano-Roma (dove opereranno 50 treni al giorno) scenderà da subito a 3 ore e 30 minuti per ridursi a tre ore a dicembre 2009 quando dovrebbe decollare il servizio Tav sull’ intera dorsale da Torino a Salerno. L’ obiettivo delle Fs è di “rubare” clienti alla nuova Alitalia e all’ auto puntando ad arrivare in un paio d’ anni al 60% del traffico tra la capitale e Milano. E se il buongiorno si vede dal mattino l’ obiettivo non è poi troppo ambizioso: dal 21 novembre al 13 dicembre le Fs hanno già venduto 190mila biglietti per la Frecciarossa di cui il 30% di prima classe. Il fatturato “di fascia alta” in questi tre settimane è cresciuto rispetto al 2007 del 61% con 150mila passeggeri già prenotati sulla Milano-Roma. Un viaggio di andata e ritorno su questa tratta costa in seconda classe circa 135 euro mentre per un biglietto della compagnia di bandiera sommato ai taxi per raggiungere il centro delle due città si spendono circa 200 euro in più, senza risparmi significativi sui tempi. Il nuovo servizio super-veloce su rotaia lanciato a febbraio tra Madrid e Barcellona, ad esempio, ha già raggiunto il 41% del mercato malgrado Iberia abbia ridotto a 20 minuti i tempi d’ imbarco sulla stessa rotta. Sul Londra-Parigi invece il 78% dei passeggeri sceglie l’ Eurostar, la cui puntualità (91%) e molto superiore a quella dell’ aereo (68%). «Quello di oggi è un momento importante per le ferrovie e il paese», ha detto Mauro Moretti, ad delle Fs, raggiunto in serata da una telefonata del premier Silvio Berlusconi che si sarebbe complimentato per «la realizzazione di queste opere che sono un importante segnale che fa ben sperare per il futuro dell’ Italia». La nuova Milano-Bologna è stata costruita in otto anni con una spesa di 6,9 miliardi di euro, 32 milioni a chilometro, quasi il triplo di quanto hanno pagato per l’ alta velocità la Spagna (9 milioni a km.) e la Francia (10). «Questo è un giorno felice – ha detto Gianni Letta, sottosegretario alla presidenza del consiglio -. Se gli italiani sapranno darsi da fare come Trenitalia, ci sono le premesse per tornare a correre proprio come questo treno». Il servizio sarà aperto alla concorrenza dal 2011 quando decollerà anche il convoglio Italo della Ntv di Luca Cordero di Montezemolo e Diego della Valle alleati alla francese Sncf, i padroni di quel Tgv francese che detiene il record mondiale di velocità su rotaia con una punta di 574 km./h. La Tav tricolore ha messo in servizio finora circa 560 chilometri di rete, molto meno di Francia (1.893), Spagna (1.553) e Germania (1.300). Il progetto era stato lanciato nel 1992 da Lorenzo Necci, all’ epoca numero uno Fs, con l’ obiettivo di concludere i lavori nel 1998 grazie a 10,7 miliardi di investimenti. I tempi, come ovvio, si sono allungati, così come i costi che a lavori conclusi dovrebbero aggirarsi attorno ai 50 miliardi. Contro l’ alta velocità hanno protestato ieri i pendolari lombardi ed emiliani. Questi ultimi hanno scritto una lettera al presidente Giorgio Napolitano lamentando un peggioramento del servizio (meno treni e in qualche caso tempi di percorrenza più lunghi) e un aumento di prezzi. «Non ci dimentichiamo di loro – ha risposto Moretti -. Come impresa abbiamo attivato come unico investimento l’ acquisto di 150 locomotori per il trasporto locale che però è un servizio universale e su tariffe e costi è pianificato dalle Regioni». – ETTORE LIVINI

A leggere l’articolo con attenzione si capisce, ma il tam tam mediatico non ci ha aiutato. I media hanno puntato su un simbolo (il treno rosso, rosso come la Ferrari), ma in realtà è stata inaugurata un’infrastruttura, la linea ferroviaria Milano-Bologna.

  1. Il treno. Il Frecciarossa non è un treno nuovo, ma il vecchio caro ETR500, progettato nel 1983-1985 ed entrato in esercizio nel 1990. La carrozzeria e gli interni (famigerati gli scomodissimi tavolinetti centrali, che impedivano qualunque movimento ai viaggiatori di 2ª classe), così come la livrea, progettata da Pininfarina (l’uomo che si fece cambiare il cognome per somigliare di più al suo marchio, un pioniere!). Alcuni convogli circolano ancora.

    In occasione dell’inaugurazione della tratta ad alta velocità Roma-Napoli (19 dicembre 2005) Giugiaro ha modificato l’arredamento interno degli Etr500 (sostituendo le poltroncine ormai sfondate e i tavolinetti – grazie di cuore) e ne ha cambiato la livrea con una argentea.

    Frecciarossa è semplicemente una nuova livrea. Esterna. All’interno non è stato fatto nessun cambiamento e nessuna manutenzione. I bagni – intelligentemente segregati per sesso (o genere?) – continuano a essere guasti di regola e a costringerti a lunghi passaggi di carrozza. Il 13 dicembre 2008 non è stata nemmeno inaugurata la nuova livrea, che circolava da alcune settimane anche sulla tratta Milano-Napoli.
  2. La linea. La prima linea “moderna” ad alta velocità è la Firenze-Roma: la prima tratta (Roma-Città della Pieve) è stata inaugurata il 24 febbraio 1977 e la linea completa il 26 maggio 1992. Su quella linea, se non sbaglio, gli Etr500 marciano soltanto a 250 km/h. Già nel 1992 un Etr450 (Pendolino della prima generazione) assicurava il collegamento Roma-Milano non-stop in 3h58′.
    Quella che è stata inaugurata il 13 dicembre è la tratta Milano-Bologna (circa 215 km percorribili in 1h5′). Nel 1939, sulla “vecchia” linea, l’Etr212 aveva percorso la tratta in 1h17′.
  3. Il tempo di percorrenza. Il risparmio di tempo – come è facile da capire se avete letto fin qui – è essenzialmente il risultato delle caratteristiche della nuova linea, che può essere percorsa in gran parte a 300 km/h. Il resto sono trucchetti di marketing. Sul tratto Bologna-Firenze si percorre tuttora la vecchia linea “direttissima” inaugurata nel 1934. Poi la Firenze-Roma in poco meno di 1h40′. Si risparmiano 30′ circa tra Milano e Bologna e poi tutto come prima. Fino al 13 dicembre 2008 ci volevano (secondo l’orario) 4h30′ tra Milano e Roma fermando a Bologna e Firenze, ora 3h59′ (il più squallido dei trucchetti, come le cose vendute a 49,99 €!). La non-stop (AVfast) in 3h30′ (prima si chiamava TBiz e ci metteva 4 ore).

Peccato che poi il mio AVfast del 23 dicembre 2008 abbia fatto 135′ (sì, 2 ore e un quarto) di ritardo. Con i bagni guasti, naturalmente.

Rinascita sì, dunque, ma non della tecnologia e dell’operosità italiane, ma dello sfarzo autocelebrativo, del marketing e della furbetteria.

Qui le foto dell’inaugurazione scattate da un blogger.

Credit Crunch – Una favola

L’ha pubblicata Tim Hartford (The Undercover Economist) sul Financial Times del 12 dicembre 2008 ed è tradotta su Internazionale del 19 dicembre.

Once upon a time, there was a blameless girl called Consumerella, who didn’t have enough money to buy all the lovely things she wanted. She went to her Fairy Godmother, who called a man called Rumpelstiltskin who lived on Wall Street and claimed to be able to spin straw into gold. Rumpelstiltskin sent the Fairy Godmother the recipe for this magic spell. It was written in tiny, tiny writing, so she did not read it but hoped the Sorcerers’ Exchange Commission had checked it.

The Fairy Godmother carried away armfuls of glistening straw-derivative at a bargain price. Emboldened by the deal, she lent Consumerella – who had a big party to go to – 125 per cent of the money she needed. Consumerella bought a bling-bedizened gown, a palace and a Mercedes – and spent the rest on champagne. The first payment was due at midnight.

At midnight, Consumerella missed the first payment on her loan. (The result of overindulgence, although some blamed the pronouncements of the Toastmaster, a man called Peston.) Consumerella’s credit rating turned into a pumpkin and Rumpelstiltskin’s spell was broken. He and the Fairy Godmother discovered that their vaults were not full of gold, but ordinary straw.

All seemed lost until Santa Claus and his helpers, men with implausible fairy-tale names such as Darling and Bernanke, began handing out presents. It was only in January that Consumerella’s credit card statement arrived and she discovered that Santa Claus had paid for the gifts by taking out a loan in her name. They all lived miserably ever after. The End.

Emissioni

Irresistibile Vauro!

Le ceneri di Gramsci

Non conosco personalmente Mario Dellacqua e so poco di lui (so che è un sindacalista, che è grosso modo mio coetaneo e che ha scritto alcune cose su alcuni protagonisti del sindacalismo italiano). Ma ho trovato questa sua lettera sulla rivista online di critica sociale Eguaglianza & Libertà (approfitto dell’occasione per segnalarvela).

Ne condivido in gran parte contenuti e argomentazioni, e quindi la riporto integralmente.

Ha baciato l’immagine di Gesù bambino e una statuetta di Santa Teresa. Non bastava la testimonianza di monsignor Luigi De Magistris, di don Giuseppe Della Vedova, di sua zia suor Piera Collino e di Giulio Andreotti. Si è aggiunto don Ennio Innocenti. E padre Virginio Rotondi, il gesuita che convertì anche Giuseppe Saragat e Curzio Malaparte, svela che il leader comunista non volle rimuovere il crocefisso dalle pareti della sua camera e chiese ad una suora di pregare per lui sentendosi vicino alla fine.

Subito dopo le clamorose rivelazioni, il mondo politico e giornalistico si è spaccato in due. Ma resta in ombra la parte meno nobile della polemica. Poco importa stabilire se ha ragione chi respinge con sdegno l’ipotesi della conversione o chi invece la afferma con entusiasmo. Importa notare che “Avvenire” gongola. Non perde un colpo. Non riesce a trattenere la soddisfazione per l’insano risarcimento: anche la più prestigiosa icona del comunismo italiano alla fine è tornata all’ovile del cattolicesimo.

Pertanto, noi altri anarchici, socialisti e comunisti, amanti del libero pensiero, ostili alla religione quando diventa vincolo e allo Stato quando diventa costrizione, dovremmo metterci l’anima in pace. Possiamo scorrazzare, durante la nostra esistenza terrena, nelle praterie ribelli della libertà contro l’autorità, dell’uguaglianza contro la proprietà, della trasgressione contro il dovere di obbedire e di stare dalla parte giusta (del più forte e del vincitore, si intende). Ma poveretti noi, la nostra traiettoria è inesorabilmente segnata. Al redde rationem del fatale appuntamento, siamo destinati a reclinare il capo e a gettarci tra le braccia paterne del Dio che non abbiamo scelto in vita. Dunque, abbiamo poco da fare i furbi. Verrà anche per noi il momento di consegnarci disarmati e di reclinare il capo.

È precisamente questa pretesa violenta di tenere tutti in pugno ad indignarmi, non l’accertamento della verità sugli ultimi atti di Gramsci o di tutti i condannati a morte. Mi indigna la crudele disinvoltura con cui si adopera la morte per scagliarla contro la vita, per imporre alle persone un’identità e un’appartenenza che non hanno voluto, per estendere la sovranità della propria fede anche su quelli che l’hanno rifiutata con la consapevolezza della loro scelta libera e discutibile. Certi ambienti ecclesiastici, certe correnti di opinione, certe gerarchie, certe istituzioni, certi partiti (anche di sinistra) pretendono troppo quando vogliono tutto, cioè reclutare forzosamente nelle proprie file anche i morti: ultimo ripugnante esempio l’on. Oliviero Diliberto, che ha arruolato dalla parte dell’arcobaleno Berlinguer e dalla parte dei comunisti Vittorio Foa.

Quando dialogano con i non credenti, i credenti dovrebbero rispettare la loro visione del mondo e della vita, non tradire la segreta persuasione che la morte arriverà a fare i conti con la loro libertà.

Ogni persona è ciò che ha fatto, pensato, scritto, lavorato, realizzato nelle sue opere. Volergli attribuire la propria fede scommettendo sul delirio degli agonizzanti è un atto che gli spiriti religiosi per primi dovrebbero rigettare. Proponeteci la luce della vostra fede, se ritenete che essa renda più acuta la vostra vista, ma fatelo in nome della vita e lasciate ai prepotenti la minaccia o il ricatto della morte.

Mario Dellacqua